La wearable technology, la technologie que l’on porte sur soi, a quitté le rayon des gadgets. Montres, bagues et lunettes connectées se vendent aujourd’hui par centaines de millions d’unités chaque année, et la santé connectée est devenue leur premier moteur. Chez Squirrel, agence mobile depuis 2014, nous regardons ce marché avec un œil précis : derrière chaque objet porté au poignet ou au doigt, il y a une application compagnon à concevoir. Cet article fait le point sur les chiffres 2025/2026, les acteurs qui comptent vraiment et ce que ces dispositifs impliquent quand on veut créer une application mobile qui dialogue avec eux.
Sommaire
ToggleWearable technology : de quoi parle-t-on exactement ?
Une définition simple
Un wearable est un dispositif électronique porté sur le corps, équipé de capteurs et connecté, la plupart du temps, à un smartphone. Il mesure, il notifie, il assiste. La montre connectée en est l’exemple le plus répandu, mais la famille s’est élargie : bagues, lunettes, écouteurs à capteurs de santé, textiles instrumentés.
D’où vient la technologie portable
L’idée n’est pas neuve. Des pionniers comme Steve Mann expérimentaient déjà des ordinateurs portés dans les années 1980, et les laboratoires du MIT ont posé les bases du domaine dans les années 1990. Ce qui a tout changé, c’est la miniaturisation des capteurs et l’arrivée du smartphone comme hub : à partir de là, un objet minuscule pouvait déléguer le calcul, l’affichage et la connectivité à l’application qui l’accompagne.
Une place réelle dans le quotidien
Le wearable n’est plus un accessoire d’early adopter. Il réveille, il paie le café, il alerte en cas de chute, il détecte des signes d’apnée du sommeil. Pour beaucoup d’utilisateurs, la montre a même remplacé le téléphone sur certains usages : notifications triées, sport, itinéraires à pied. Cette bascule des usages rejoint ce que nous observons sur l’ensemble du marché des applications mobiles : l’attention se fragmente sur plusieurs écrans, et l’app doit suivre.
Les grandes familles de wearables en 2026
La montre connectée, toujours en tête
La smartwatch reste le wearable le plus vendu au monde. Après deux années de repli, le marché mondial est reparti en croissance de 4 % en 2025 selon Counterpoint Research. Apple domine le segment premium avec environ 23 % des expéditions mondiales en 2025, soit près d’une montre sur quatre, portée par le renouvellement complet de sa gamme (Series 11, Ultra 3, SE 3). Derrière, Huawei pèse environ 17 % du marché et Xiaomi 9 %, tandis que Samsung et Google défendent l’écosystème Wear OS côté Android.
La bague connectée, la catégorie qui monte
La bague connectée a longtemps été une curiosité. C’est désormais une catégorie à part entière, tirée par le suivi du sommeil et de la récupération. Le leader Oura a dépassé les 5,5 millions de bagues vendues en septembre 2025, dont plus de la moitié sur la seule dernière année, et visait le milliard de dollars de chiffre d’affaires sur 2025. Samsung a validé la catégorie en lançant sa Galaxy Ring. L’argument de la bague est simple : des capteurs de qualité, aucune notification intrusive, et une autonomie de plusieurs jours là où une montre réclame souvent une charge quotidienne.
Les lunettes connectées, le retour gagnant
Les Google Glass avaient laissé un souvenir mitigé : lancement grand public raté, repli vers l’entreprise, puis arrêt. Dix ans plus tard, le pari est rejoué et gagné par Meta et EssilorLuxottica. Leurs lunettes Ray-Ban Meta se sont vendues à plus de 7 millions d’exemplaires sur la seule année 2025, soit environ le triple de 2024, pour un cumul d’environ 9 millions d’unités depuis le lancement (chiffres EssilorLuxottica, février 2026). La différence avec 2013 tient en un mot : l’assistant vocal. Ces lunettes embarquent une IA multimodale qui voit ce que vous voyez, un cas d’usage concret de l’intelligence artificielle appliquée au mobile.
Les textiles intelligents, encore une niche
Les vêtements à capteurs intégrés (fréquence cardiaque, respiration, température) existent et fonctionnent, chez des acteurs spécialisés comme Hexoskin. Mais la catégorie reste confidentielle face aux montres et aux bagues : le lavage, le coût et le renouvellement des vêtements freinent l’adoption grand public. Les débouchés sérieux sont aujourd’hui du côté du sport de haut niveau, de la recherche clinique et de la sécurité au travail.
Un marché tiré par la santé connectée
Les chiffres confirment la dynamique : selon IDC, les expéditions mondiales de montres et bracelets connectés ont progressé de 10,5 % au premier trimestre 2025, à 45,6 millions d’unités. Et le moteur principal n’est plus la notification au poignet, c’est la santé. Apple a franchi un cap en 2025 avec la détection de signes d’hypertension sur Apple Watch, validée par les régulateurs et déployée dans plus de 150 pays, qui s’ajoute aux notifications d’apnée du sommeil et à l’ECG. Le wearable devient un outil de prévention, avec des données qui intéressent autant les utilisateurs que les professionnels de santé.
Ce que la wearable technology change pour votre application mobile
C’est là que nous intervenons. Un wearable sans application compagnon n’est qu’un capteur muet : toute la valeur se joue dans l’app qui collecte, synchronise et restitue les données. Et ce type de projet a ses règles propres, que nous avons apprises sur le terrain.
Côté iOS, les données de santé passent par HealthKit ; côté Android, Health Connect a remplacé Google Fit comme point de passage standard. S’appuyer sur ces couches natives évite de réinventer le stockage santé et facilite l’interopérabilité avec les autres apps de l’utilisateur. La communication avec l’objet se fait en Bluetooth Low Energy, avec un impératif : ne pas vider la batterie du téléphone. Une synchronisation mal conçue, qui réveille l’app en permanence, se voit immédiatement dans les avis sur les stores. Même vigilance sur les capteurs annexes : croiser les données d’activité avec la géolocalisation dans une application mobile enrichit l’expérience (parcours de course, alertes de zone), mais chaque relevé GPS a un coût énergétique qu’il faut arbitrer.
Notre retour d’expérience : sur une app compagnon, l’écran principal doit répondre à une question en moins de trois secondes (ai-je bien dormi, ai-je bougé aujourd’hui). Les utilisateurs consultent ces apps plusieurs fois par jour mais quelques secondes à la fois. La hiérarchie de l’information compte plus que la richesse des graphiques.
Données de santé : le vrai sujet de fond
Fréquence cardiaque, sommeil, cycle menstruel, localisation : les wearables collectent des données parmi les plus sensibles qui existent. En Europe, le RGPD les classe en catégorie particulière, avec consentement explicite et minimisation obligatoires. Si l’application touche au soin, l’hébergement des données de santé en France impose en plus la certification HDS. Ce cadre n’est pas un frein, c’est un critère de conception : il se traite au cadrage du projet, pas après la mise en production. Un projet wearable sérieux commence donc par une cartographie des données collectées et de leur cycle de vie.
Où va la wearable technology ?
Trois tendances se dessinent nettement. D’abord l’IA embarquée : les lunettes Meta l’ont montré, l’assistant contextuel devient l’interface principale de ces objets sans écran. Ensuite la prévention médicale, avec des capteurs qui se rapprochent du dispositif médical validé, hypertension et apnée du sommeil en tête. Enfin la diversification des formats : la bague a prouvé qu’un wearable pouvait réussir en faisant moins de choses, mais mieux. Pour les entreprises, la question n’est plus de savoir si ces objets vont s’installer. Elle est de savoir quelle place leur service doit prendre sur ce nouvel écran, et quelle application compagnon le portera.
Questions fréquentes sur la wearable technology
Qu’est-ce que la wearable technology ?
C’est l’ensemble des dispositifs électroniques portés sur le corps : montres, bagues, lunettes connectées, textiles à capteurs. Reliés à une application mobile, ils mesurent l’activité physique, le sommeil ou des constantes de santé et restituent ces données à l’utilisateur.
Quels sont les wearables les plus vendus en 2026 ?
La montre connectée domine, avec Apple en tête du segment premium (environ 23 % des expéditions mondiales 2025 selon Counterpoint) devant Huawei et Xiaomi. Les catégories qui progressent le plus vite sont les lunettes connectées Ray-Ban Meta et les bagues type Oura ou Galaxy Ring.
Faut-il une application mobile pour lancer un objet connecté portable ?
Dans la quasi-totalité des cas, oui. L’app compagnon gère l’appairage Bluetooth, la synchronisation des données, l’intégration avec HealthKit ou Health Connect et toute l’expérience utilisateur. C’est elle qui transforme un capteur en service, et c’est souvent elle qui fait la différence entre deux objets aux capteurs équivalents.
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