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Des mois de travail pour concevoir et développer votre application, et au moment de la publier, tout se joue sur une page : la fiche store. C’est elle que l’utilisateur voit avant d’appuyer sur « Télécharger », c’est elle qui pèse dans le classement des résultats de recherche de l’App Store et de Google Play. Chez Squirrel, nous publions des applications mobiles sur les deux stores depuis 2014, et nous avons vu d’excellents produits plafonner à cause d’une fiche bâclée. Voici comment construire la vôtre, avec les spécifications à jour et les erreurs à éviter.

Célébration avant de créer la fiche store de son application mobile

Fiche store d’application mobile : la première impression qui décide du téléchargement

Une fiche store, c’est la vitrine de votre application mobile sur l’App Store et le Play Store : un nom, des textes, une icône, des captures d’écran, des avis. Sur un marché des applications mobiles où des millions de titres se disputent l’attention, l’utilisateur accorde quelques secondes à votre page avant de trancher. Les premiers visuels et les deux premières lignes de texte font l’essentiel du travail.

La fiche joue aussi un rôle de référencement : c’est la matière première de l’ASO (App Store Optimization). Les stores indexent votre nom, votre sous-titre, vos mots-clés et vos descriptions pour décider sur quelles requêtes vous apparaissez. Une fiche bien construite sert donc deux objectifs à la fois : être trouvé, puis convaincre.

Prérequis : pour publier, il vous faut un compte développeur sur chaque plateforme. Nos deux guides détaillent la marche à suivre pour créer un compte Apple Developer et créer un compte développeur Google Play.

Les textes de votre fiche : App Store et Google Play comparés

Les limites de caractères d’une fiche store en 2026

Chaque champ a une limite stricte, et ces limites ne sont pas les mêmes chez Apple et chez Google. Voici le comparatif, vérifié sur les documentations officielles :

Élément App Store (iOS) Google Play (Android)
Nom / titre 30 caractères 30 caractères
Sous-titre 30 caractères N’existe pas
Texte promotionnel / description courte 170 caractères, modifiable sans nouvelle soumission 80 caractères
Description longue 4 000 caractères 4 000 caractères
Champ mots-clés 100 caractères, invisibles du public Pas de champ dédié : Google indexe le titre et les descriptions
Icône Fournie dans le binaire de l’app (1024 x 1024) 512 x 512, PNG ou JPEG
Bannière (feature graphic) N’existe pas 1024 x 500, obligatoire
Captures d’écran 1 à 10 par format d’appareil 2 à 8 par type d’appareil

À ces champs s’ajoutent des éléments obligatoires souvent oubliés : l’URL de votre politique de confidentialité (exigée par les deux stores), une URL d’assistance, la catégorie principale, le questionnaire de classification du contenu chez Google et la fiche de confidentialité des données chez Apple. Rien de compliqué, mais tout doit être prêt le jour de la soumission.

Rédiger des textes qui convertissent

Les 30 caractères du nom sont l’emplacement le plus puissant pour votre référencement. La bonne pratique : votre marque, plus un ou deux mots qui disent ce que fait l’app. Le sous-titre iOS et la description courte Android complètent avec le bénéfice principal, formulé du point de vue de l’utilisateur.

Pour la description longue, oubliez le bloc de texte compact. Sur mobile, seules les premières lignes s’affichent avant le bouton « plus ». Elles doivent donc contenir votre promesse. La suite se structure en paragraphes courts : à qui s’adresse l’app, ce qu’elle permet de faire, ce qui la différencie. Sur Google Play, ces textes sont indexés : placez-y naturellement vos expressions cibles, sans bourrage, Google pénalise les listes de mots-clés artificielles.

Côté App Store, le champ mots-clés de 100 caractères mérite une vraie réflexion : séparez les termes par des virgules sans espaces pour ne rien gaspiller, évitez de répéter les mots déjà présents dans le nom et le sous-titre (ils sont déjà indexés), et pensez aux variantes que tapent réellement vos utilisateurs.

Les visuels : ce que l’utilisateur regarde en premier

Les captures d’écran, votre meilleur argument de vente

Sur l’App Store, Apple a simplifié les choses : un seul jeu de captures iPhone au format 6,9 pouces (1320 x 2868 pixels) suffit, complété d’un jeu iPad 13 pouces (2064 x 2752) si votre app est disponible sur tablette. Apple adapte automatiquement l’affichage aux autres tailles d’écran. Vous pouvez en fournir jusqu’à 10 par format, en PNG ou JPEG.

Sur Google Play, comptez 2 à 8 captures par type d’appareil, entre 320 et 3840 pixels de côté. Pour être éligible aux emplacements de mise en avant du store, Google recommande des captures d’au moins 1080 pixels au ratio 16:9 ou 9:16.

Au-delà des specs, le fond : des captures brutes d’écrans ne vendent rien. Les fiches qui convertissent habillent chaque capture d’un court message qui raconte un bénéfice, dans un ordre pensé comme un argumentaire. Les deux ou trois premières sont visibles dès les résultats de recherche, ce sont elles qui comptent.

Icône et bannière Google Play

L’icône est vue avant tout le reste, dans les résultats de recherche comme sur l’écran d’accueil du téléphone. Simple, lisible en petit, sans texte. Sur Google Play, elle se fournit en 512 x 512 pixels et la plateforme arrondit elle-même les angles : gardez les éléments importants au centre. La bannière de 1024 x 500 pixels (feature graphic) est obligatoire sur le Play Store et sert notamment d’habillage si vous ajoutez une vidéo de présentation.

Ce que les stores offrent en plus : événements, tests et pages personnalisées

La fiche n’est plus un objet figé. Apple permet de tester jusqu’à trois variantes d’icône, de captures et de vidéos directement sur le store (product page optimization), de créer des pages produit personnalisées pour vos campagnes d’acquisition, et de publier des événements in-app, jusqu’à cinq simultanément, qui apparaissent dans la recherche et l’onglet Aujourd’hui. Depuis juin 2026, les Creative Assets ajoutent des visuels enrichis dans l’en-tête de la page produit et les résultats de recherche.

Google Play propose l’équivalent avec ses tests de fiche (store listing experiments), ses fiches personnalisées par audience et son contenu promotionnel. Autrement dit : une fois l’app publiée, la fiche devient un terrain d’optimisation continue. C’est souvent là que se gagnent les points de conversion.

Les erreurs qui plombent une fiche store

Sur nos projets, nous croisons toujours les mêmes pièges :

  • bourrer le nom de mots-clés : les deux stores le sanctionnent, jusqu’au rejet de la soumission ;
  • publier des captures d’écran brutes, sans message ni mise en scène ;
  • négliger la politique de confidentialité, motif de blocage classique lors de la review ;
  • traduire la fiche uniquement en anglais alors que vos utilisateurs sont francophones (ou l’inverse) ;
  • ignorer les avis : répondre aux commentaires, surtout négatifs, améliore la note et rassure les visiteurs. Les deux plateformes proposent des mécanismes natifs pour solliciter une note au bon moment dans l’app, utilisez-les avec parcimonie.

Notre retour d’expérience : la fiche se prépare pendant le développement

Le scénario que nous voyons trop souvent : l’app est terminée, la date de lancement est annoncée, et personne n’a rédigé la fiche. Résultat, des textes écrits dans l’urgence, des captures faites à la va-vite, parfois un aller-retour avec la review d’Apple qui décale la sortie d’une semaine.

Chez Squirrel, la fiche store fait partie du projet dès le développement de l’application mobile. Les textes se rédigent pendant que les développeurs finalisent les dernières fonctionnalités, les captures se préparent à partir des maquettes validées, les URL obligatoires sont en ligne avant la soumission. Nos clients nous indiquent les écrans qu’ils veulent mettre en avant, nous produisons les visuels aux bons formats. Le jour J, il ne reste qu’à appuyer sur le bouton.

Astuce héritée de nos années de fiches stores : rédigez tous vos textes dans un document partagé avec un compteur de caractères sous les yeux, plutôt que directement dans les consoles Apple et Google. Vous validez les longueurs avant la saisie et vous gardez un historique des versions.

Compter les caractères pour créer une fiche store d'application mobile

Dans Word, le compteur est affiché en permanence dans la barre d’état, en bas à gauche du document :

Compteur de caractères dans Word pour rédiger une fiche App Store

Dans Google Docs, passez par le menu Outils, puis « Nombre de mots » :

Menu Outils de Google Docs pour compter les caractères d'une fiche Google Play
Fenêtre nombre de mots et de caractères dans Google Docs

Et si vous voulez en plus repérer les répétitions et la fréquence de vos mots-clés, un compteur en ligne comme compteur-de-mots.net fait le travail en un collage :

Compteur de mots en ligne pour optimiser les mots-clés d'une fiche store

FAQ : créer sa fiche sur l’App Store et Google Play

Quand faut-il préparer sa fiche store ?

Pendant le développement, jamais la veille de la soumission. Les textes, les captures, l’icône et les URL obligatoires (confidentialité, assistance) doivent être prêts avant l’envoi en review. C’est ce qui évite les rejets et les lancements décalés.

Peut-on modifier une fiche après la publication ?

Oui, et il le faut. Sur Google Play, textes et visuels se mettent à jour à tout moment. Sur l’App Store, le texte promotionnel se modifie librement ; la plupart des autres champs partent avec une nouvelle version de l’app. Les tests de variantes permettent d’améliorer la conversion en continu.

Combien de captures d’écran faut-il fournir ?

De 1 à 10 par format sur l’App Store, de 2 à 8 par type d’appareil sur Google Play. Notre conseil : visez au moins 4 à 5 captures soignées, avec un message par écran, car les premières s’affichent directement dans les résultats de recherche.

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